l'Epiphanie

 

L'Épiphanie est une fête chrétienne qui célèbre le Messie, le Christvenu et incarné dans le monde et recevant la visite et l'hommage des Mages.

Elle ce célèbre le 6 janvier et comme ce n'est pas un jour férié, elle est alors célébrée le 2e dimanche suivant Noël.

L'épiphanie s'appelle aussi la Théophanie qui signifie "Manifestaion de Dieu".

A l'origine et jusqu'à la fin du ive siècle, L'Epiphanie est la grande et unique fête chrétienne de la «manifestation du Christ dans le monde»

  • (manifestation exprimée outre la venue des Mages par une suite de différents épisodes: la Nativité, la voix du Père et la présence d'une colombe lors du Baptême sur le Jourdain, le miracle de Cana, etc.)
  • Depuis l'introduction d'une fête de la Nativité le 25 décembre, l'Épiphanie met l'accent sur des sensspécifiques qui peuvent varier selon les confessions et les cultures.


« Épiphanie » est un mot d'origine grecque, Ἐπιφάνεια (Epiphaneia) qui signifie « manifestation » ou « apparition » – du verbe φαίνω (faïnò), « se manifester, apparaître, être évident » – et dont l'utilisation est antérieure au christianisme3. Les Épiphanes sont, dans la culture grecque, les divinités qui apparaissent aux hommes, comme Zeus, Athéna, Hermès, Héra, Poséidon, Déméter, Héphaïstos, Aphrodite, Arès, Artémis, Hestia.

C'est uUne fête de la Lumière

À l'origine, L'Épiphanie, fait partie du cycle de Noëlet tire son fond et son sens des célébrations païennes de la Lumière.

En effet, Noël, avant d'être un jour, est d'abord un cycle.

  • Celui-ci atteint son apogée au jour marquant le Solstice d'hiver, le 22 décembre. Cette nuit du solstice -la plus longue de l'année- annonce le rallongement des jours et -par extension- la renaissance de la Lumière censée être à l'origine de toutes choses.
  • Puis la célébration se prolonge durant un nombre de jours hautement symbolique : 12 jours et 12 nuits. Le nombre 12 représentant entre autres la Totalité (12 mois, 12 heures, 12 Dieux Olympiens, 12 Tribus d'Israël, 12 Apôtres, etc.)
  • Le cycle prend fin le 6 Janvier, en effet, c'est à ce moment là que les jours commencent à s'allonger de façon sensible, que la promesse de la nuit solsticiale est tenue. On célèbre alors l'Épiphanie, la manifestation de la Lumière. Par sa forme ronde et sa couleur dorée, la galette symbolise le soleil.

Il est à noter également que c'est ce jour (en tout cas son équivalent, car le calendrier alors en vigueur -le calendrier Julien- diffère du nôtre) qu'avait lieu sous la Rome antique la fête des 12 Dieux Épiphanes (autrement dit les 12 Olympiens).

Le christianisme a repris tout ce fonds symbolique en assimilant la lumière au Christ, puisqu'il est annoncé comme étant « la parole qui éclaire le monde ».

 

Le sens chrétien de l'Epiphanie

 

L'Épiphanie chrétienne célébre ainsi que le rapportent l'Evangileet la Tradition :

  • la manifestation publique du Fils de Dieu incarné (Jésus) au monde, non pas comme dans la mythologie grecque à partir d'une révélation extérieure à l'humanité et faite sous les apparences de l'humanité, mais sous la forme d'un enfant engendré, en un temps historique donné, au sein du peuple juif (dans la lignée de David)
  • le Messie, qui -après avoir rencontré les petits et les proches (les bergers)- prend place et rencontre le monde dans toute sa diversité, telle qu'elle est symbolisée par des mages, que l'on dit être rois ou savants, de toutes races (l'un est noir ) et venus de pays lointains (situés à l'Est de l'Orient). Ainsi est réaffirmée la dimension universelle du message évangélique.

Dans l'Église latine


Cette fête célèbre la visite et l'adoration de l'enfant Jésuspar les «mages», relatée dans l'Évangile selon Matthieu. Bien que la Bible ne donne pas leur nombre et ne parle que de «savants venus d'Orient», la Tradition a fait qu'ils sont habituellement appelés les trois Rois Mageset sont nommés respectivement : Gaspard, Melchior et Balthazar.

Dans certains pays, la célébration liturgiquede la fête est reportée à un dimanche, en vertu d'un indultpapal. Il s'agit de permettre aux gens de célébrer la fête dans les cas où ils doivent travailler le 6 janvier si ce jour n'est pas férié.

Si en France et en Belgique, cette fête est célébrée le deuxième dimanche après Noël, en Espagne  la célébration de l'Épiphanie est particulièrement importante et le jour est férié.

 

Dans les Églises byzantines

 

La fête commémore le baptême du Christ dans le Jourdain, la descente du Fils de Dieu au milieu de sa création, la stupeur de cette création qui reconnaît son Créateur (le Jourdain retourne en arrière) et la manifestation de la Divine Trinité (la voix du Père et la colombe rendent témoignage au Fils).

Dans certains pays de tradition byzantine, en particulier en Grèce, en Bulgarie, en Roumanie, en Serbie et en Russie, une croix est lancée par l'évêque dans un fleuve ou dans la mer et les jeunes gens rivalisent, en cette saison froide, pour plonger et la rapporter. La fête s'appelle généralement Théophanieet elle est préparée par un jeûne strict le 5 janvier.

À Jérusalem, à l'Athos, en Russie, en Serbie et en Géorgie, la fête est célébrée le 6 janvier selon le calendrier julien qui coïncide actuellement avec le 19 janvier du calendrier grégorien.

Dans l'Église arménienne


La fête est une des plus grandes fêtes de l'année car Noël n'est pas fêté le 25 décembre mais, selon l'usage chrétien ancien, le 6 janvier.

Cela correspond aussi aux anciennes traditions des premières églises chrétiennes (antérieures à la conversion de l’Empire romain) et même aux traditions familiales de l’époque, selon lesquelles un enfant ne devient le fils de son père que le jour de sa présentation à lui et la reconnaissance du fils par son père, et ce jour là, on rend aussi grâce à la mère pour cet enfant reconnu par son père et qui se soumet à sa volonté.

Le baptême de Jésus dans le Jourdain correspond donc à cette présentation du Fils au Père, c’est aussi l’acte de la soumission de Jésus à la volonté divine et c’est aussi la date où le Père se révèle à lui. La nativité fêtée prend alors une signification plus théologique que dans l’Église catholique romaine, puisque c’est aussi traditionnellement la date par laquelle il reçoit du père la révélation de sa mission prophétique : ce qui est fêté est plus la naissance du « Christ sauveur » et la manifestation de Dieu, que celle de l’enfant Jésus, même si cette célébration est directement liée à sa naissance.

 

 



07-01-2012 | 36 vues

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