St Camille de Léllis

Aujourd'hui 14 Juillet nous chrétien fêtons St Camille de Léllis

 

Le récit liturgique de la vie de Camille  est assez étendu pour nous dispenser d'y rien ajouter.

 

Camille naquit à Bucchianico, ville du diocèse de Chieti. Il était de la noble famille des Lellis. Sa mère était sexagénaire quand elle le mit au monde ; au temps qu'elle le portait, il lui sembla pendant son repos qu'elle donnait naissance à un petit enfant muni sur la poitrine du signe de la croix et conduisant une troupe d'enfants qui portaient le même signe. Dans sa jeunesse il suivît le métier des armes, et se laissa quelque temps aller aux vices du siècle. Mais à la vingt-cinquième année de son âge, il fut éclairé d'une telle grâce d'en haut et saisi d'une telle douleur d'avoir offensé Dieu, que soudain, tout en larmes, il résolut irrévocablement de laver les souillures de sa vie passée et de revêtir l'homme nouveau. C'était la fête de la Purification de la bienheureuse Vierge ; le jour même, accourant chez les Frères Mineurs Capucins, il les supplia instamment de le recevoir parmi eux. Une première et une seconde fois  sa prière fut exaucée ; mais un ulcère repoussant, dont il avait souffert autrefois à la jambe, avant aux deux fois reparu et empiré, il se soumit humblement au dessein de la divine Providence qui avait sur lui de plus grandes vues. Vainqueur de lui-même, par deux fois donc il demanda l'habit de cet Ordre, et par deux fois, après l'avoir reçu, il le quitta.

Parti pour Rome, il y fut reçu dans l'hôpital dit des Incurables. Tel était l'éclat de ses vertus, qu'on lui en confia même l'administration, ce dont il s'acquitta en toute intégrité et avec une sollicitude véritablement paternelle. Se regardant comme le serviteur de tous les malades, il faisait leurs lits, les nettoyait, soignait leurs plaies, et dans leur dernière agonie les soutenait par ses prières et ses pieuses exhortations ; dans ces soins qui lui étaient habituels, il donna d'illustres exemples de patience admirable, de force invincible, d'héroïque charité. Mais il comprit bientôt de quel secours la connaissance des lettres pouvait lui être pour cet unique objet de ses pensées, le soulagement des âmes au milieu des dangers du dernier combat ; à trente-deux ans donc il ne rougit pas de revenir au milieu des enfants s'adonner à l'étude des premiers éléments de la grammaire. Elevé par la suite au sacerdoce, il s'adjoignit quelques compagnons, et, en dépit des efforts contraires de l'ennemi du genre humain, jeta les premiers fondements de la Congrégation des Clercs réguliers Ministres des infirmes. Une voix du ciel partie de l'image du Christ en croix, laquelle même, admirable prodige ! détacha ses mains du bois et les tendit vers lui, était venue merveilleusement l'affermir. Camille obtint pour son Ordre l'approbation du Siège apostolique ; les membres s'astreignaient par un quatrième vœu très ardu à servir les malades même atteints de la peste. Il parut bien que cet institut était singulièrement agréable à Dieu et profitable au salut des âmes ; car saint Philippe Néri, confesseur de Camille, attesta que souvent il avait vu les Anges suggérer à ses disciples auprès des mourants les paroles qu'ils devaient employer.

Voué par ces liens plus étroits au service des malades, on ne saurait dire quelle merveilleuse ardeur, de jour et de nuit jusqu'à son dernier souffle, sans se lasser d'aucune fatigue, sans redouter aucun danger de la vie, il  déploya pour  leurs intérêts. Tout à tous, on le voyait d'un esprit prompt et joyeux dans la plus profonde  humilité   s'arroger près d'eux les plus vils offices, souvent à genoux , comme s'il eût vu le Christ dans les malades ; pour être mieux à la disposition de tous en leurs besoins, il renonça spontanément au gouvernement général  de l'Ordre et aux délices célestes dont il était  inondé dans la contemplation. Son paternel amour  pour les malheureux brilla surtout, lorsque Rome fut éprouvée par une maladie contagieuse que suivit une disette extrême, et lorsque à Nole en Campanie une cruelle peste exerça  ses ravages. Telle fut enfin la flamme de sa charité envers Dieu et le prochain, qu'il mérita d'être appelé un Ange et d'éprouver en divers dangers de ses voyages le secours des Anges. Doué du don de prophétie et de la grâce des guérisons, il connut aussi les secrets des cœurs ; à sa prière on vit tantôt se  multiplier les vivres, et tantôt l'eau se changer en vin. Epuisé de veilles,  de jeûnes, de travaux assidus, n'ayant plus, semblait-il, que la peau et les os, il supporta aussi courageusement cinq maladies également longues et cruelles, qu'il appelait les miséricordes du  Seigneur ; enfin à l'heure qu'il avait annoncée la veille des ides de juillet de l'an du salut mil six cent quatorze, muni des Sacrements il s'endormit a Rome dans le Seigneur en la soixante-cinquième année de son âge, entre les très doux noms de Jésus et de Marie, à ces mots : Que l'apparition du Christ Jésus te soit douce et festive. Il fut illustré par plusieurs miracles, et Benoît XIV l'inscrivit solennellement dans les fastes des Saints. Selon le vœu des prélats du monde catholique, et sur l'avis de la Congrégation des Rites sacrés, Léon XIII l'a déclaré Patron des hôpitaux et des malades en tous lieux, ordonnant d'invoquer son nom dans les litanies des agonisants.

 

http://famille.camillienne.free.fr/temoins_onofrio/camille.jpg

 



Article ajouté le 2009-07-14 , consulté 13 fois

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